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DOUCE FRANCE

(Etape Saint-Junien/Périgueux le 16 Août)

 

Jour de marché à Saint-Junien, ce qui entrave un peu la circulation mais les bonnes volontés assurent les chargement et déchargement des véhicules dans la fraîcheur matinale mais sous le soleil.

 

Le groupe PROVITA guide notre prière du matin avec le support de l’Evangile des noces de Cana. Symboliquement, les jeunes remplissent les gourdes des pèlerins d’eau vive. Gageons qu’elle étanchera la soif de la route  mais ne sera pas changée en vin ! N’oublions pas de souhaiter un bon anniversaire à René qui est né un 16 août.

 

Après une première côte un peu raide pour les cyclistes, nous sommes attendus à Saint Auvent par des hôtes qui nous guident vers le sanctuaire Notre-Dame de la Paix pour une halte improbable dans un site qui évoque Lourdes : Vierge dans la grotte, rivière à proximité et même une chapelle construite à l’identique de la bergerie de Bartrès qui servait d’abri aux moutons de Bernadette.

 

Nous ne pouvons nous attarder car l’étape est longue et rude. Le peloton s’étire au fil des kilomètres et compte deux abandons : Nicolas pour défaillance musculaire et Thibaut pour rupture de sa chaîne. Patrick – notre mécanicien vélo expert – réparera en un tour de main à la pause de midi. Les nouveaux arrivés, Pierrick, Cécile, Michel et Jérémy peinent mais parviennent au ravitaillement grâce à leur volontés et aux encouragements des plus chevronnés.

 

Sylvain et Nathalie ont déniché un espace détente au bord de l’eau à Saint Pardon la Rivière (polluée nous dit-on par une tannerie Hermès mais qui fait l’affaire pour le pique-nique). En voyant barboter les canard, les plus gourmands rêvent de foie gras, confit ou autre magret (nous sommes en Périgord, haut lieu de la gastronomie)

Il reste 45 kms à parcourir en destination de Périgueux en évitant les grands axes. Quelques incidents mécaniques surviennent encore pour tester notre bonne humeur. Les échappés empruntent une petite route et bloquent sur une pente à 15%. Finalement, nous sommes à l’heure pour la procession jusqu’à la Cathédrale Saint-Front.

 

De leur côté, les marcheurs, ont « profité » d’un trajet en bus rallongé en raison de la longueur de l’étape mais surtout d’une déviation non prévue. En contrepartie, ils ont pu apprécier la présence de Monseigneur Garnier qui leur a prodigué un commentaire de l’Evangile des noces de Cana.

Superbes lieux ensuite pour le pique-nique et pour une halte dans l’après-midi.

Pique-nique au prieuré de Merlande (allez y si vous en avez l’occasion mais prévoyez une bonne carte). L’habitant des lieux, Jean, accueille les pèlerins à bras ouverts, ouvre sa pâture pour le pique-nique, livre un beau témoignage de vie fraternelle, et regrette de n’avoir pas été prévenu pour faire encore mieux. Dans l’après-midi, deuxième temps de prière et de recueillement à l’abbaye de Chancelade aux portes de Périgueux.

Ces haltes splendides ont quelque peu fait oublier l’horaire de la célébration du soir, mais chacun arrive à temps, parfois avec quelques détours dans les faubourgs de Périgueux.

 

 

Heureusement, de nombreuses personnes nous avaient rejoints pour la procession, notamment un groupe de 25 scouts du diocèse de Cambrai toutes branches confondues : Notre-Dame du Saint-Cordon était bien entourée.

 

La célébration revêt un caractère particulier : orgues et chorale pour rendre grâce à Marie. Nous sommes ensuite invités à partager le verre de l’amitié dans le jardin du cloître. L’accent chantant des autochtones nous ravit : notre marche vers le sud progresse à grands pas.

Article publié par Christian Fromentin • Publié Dimanche 17 août 2008 • 4511 visites

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